« Il va falloir tous se décaler sur la gauche ! », s’égosille le photographe. Il veut voir sur le portrait de famille les 90 candidats d’Europe-Écologie Bretagne. C’est à Redon, samedi, que Guy Hascoët, tête de liste, a réuni ses troupes. Beaucoup y sont venus en train, mode de déplacement « durable ». Le choix de Redon pour ce lancement de campagne, aux portes de la Loire-Atlantique, n’est pas fortuit : « Nous sommes au pied d’un mur de Berlin que nous voulons faire tomber, j’espère que nous entamons les dernières régionales sans nos amis nantais », explique Herri Gourmelen, militant UDB de la réunification. Ce sera l’un des thèmes d’une liste plaidant pour « une Bretagne aux pouvoirs renforcés dans le cadre d’une France fédérale ».
Trois femmes tête de listes départementales autour de Guy Hascoët, chef de file en Ille-et-Vilaine : Anne-Marie Boudou (Morbihan), Janik Moriceau (Finistère) et Mona Bras (Côtes-d’Armor).
Une Bretagne dont « le projet politique appartient aux Bretonnes et aux Bretons, il ne doit pas se faire sans eux », a martelé l’ancien secrétaire d’État à l’Économie solidaire, Guy Hascoët, en poussant un coup de gueule contre la gestion du dossier algues vertes : « Des parlementaires UMP, des organisations comme la FNSEA, ont aujourd’hui connaissance du rapport ministériel. Que nous cache-t-on ? Qu’est-ce que cette privatisation du débat ? »
Forts d’un excellent score aux européennes, la liste « Europe-Écologie Breizh » a l’ambition « d’aller au-delà de 15 % » au premier tour. Ce qui lui accorderait, en cas de victoire de la gauche au second tour, une quinzaine de sièges contre les onze du groupe Verts-UDB élu en 2004.
Pas question donc de laisser le « monopole » de la campagne « à un candidat (Jean-Yves Le Drian) qui ne veut pas débattre et une candidate (Bernadette Malgorn) qui peine à entrer dans le débat », s’agace Guy Hascoët.
Jean-Laurent BRAS.

