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Un accord politique au service de la Corse< - Le 25 janvier

Un accord politique au service de la Corse

De l’avis général, les élections législatives de juin 2007 avaient permis de replacer le mouvement national « au centre du jeu politique ».

Dans un contexte difficile, les résultats obtenus avaient suscité de réels espoirs, sur fond de renouvellement, d’ouverture, et d’affirmation d’un projet de société clair et ambitieux.

Parce qu’inscrites dans le même cadre de valeurs, et la même perspective stratégique, les municipales de mars 2008, ont confirmé, en l’amplifiant, la dynamique initiée quelques mois auparavant. Des centaines de conseillers municipaux, d’adjoints, de maires, unis dans leur volonté d’émancipation et de transformation globale de la société corse, ont été élus un peu partout dans l’île. Les résultats de Portivechju et de Bastia, pour emblématiques qu’ils aient pu être, ne reflètent que partiellement l’enracinement et l’ampleur de cette démarche, qui répond à une attente profonde de la société corse.

Parallèlement à ces avancées électorales, l’investissement et le travail fourni par les élus du groupe PNC- Chjama, les luttes de terrain, les combats engagés contre le projet de Padduc de la majorité territoriale, l’incinérateur, les centrales au fioul lourd, et plus encore, les succès arrachés par la mobilisation de la société civile, la création de collectifs et l’engagement citoyen de milliers d’entre nous, ont continuellement irrigué notre travail collectif, bien au-delà des enjeux strictement électoraux.

Enfin, les élections européennes, avec l’importance des résultats cumulés des deux candidats issus de la mouvance nationale et surtout, l’élection d’un nationaliste corse au Parlement de Bruxelles, ont fini d’installer l’idée que notre famille politique, dans la diversité de ses convictions, pouvait constituer une force capable d’incarner l’alternative et le changement à l’occasion des territoriales de mars 2010.

Néanmoins, et l’opinion corse le sait : notre courant d’idées s’organise à ce jour autour de deux conceptions :

- l’une privilégiant un parti structuré ;

- l’autre plus transversale, dans le cadre d’un espace de convergence ouvert non seulement aux partis et mouvements politiques, mais également aux autres forces vives organisées, et plus largement à celles et ceux n’appartenant à aucune structure mais se reconnaissant dans les valeurs et les idées que nous défendons ;

Ce débat ainsi que d’autres relatifs par exemple à la stratégie électorale, nous ont occupés pendant de nombreux mois : chacun aurait pu camper sur ses positions, et aller au bout d’une logique de concurrence, en présentant deux listes distinctes.

Nous avons, les uns et les autres, écarté cette option pour trois raisons essentielles et décisives :

1) Le choix de la maturité politique : au moment où les partis traditionnels, à droite et à gauche, donnent l’image de la division, nous avons fait le choix de l’union, et envoyé ainsi un message politique fort, qui permet d’ouvrir une perspective d’espoir.

2) Le poids de l’urgence : dans tous les domaines, la situation s’accélère et risque de devenir irréversible : question foncière, question sociale, courbe démographique, déclin de l’identité, problèmes économiques, maîtrise de nos choix stratégiques. Il faut impérativement apporter sans délai des réponses fortes à ces problèmes.

3) L’attente de notre peuple : Les Corses espèrent que ce scrutin marquera le début d’une ère nouvelle, et ils attendent des nationalistes qu’ils occupent leur place dans ce changement.

Pour toutes ces raisons, nous avons recherché et finalisé un accord politique d’ensemble, qui reste ouvert à celles et ceux qui souhaitent participer à la démarche d’union.

Dès aujourd’hui, nous engageons l’ensemble de nos forces sur le terrain.

Dans les jours à venir, notre action va s’articuler autour des éléments suivants :

- La création, dès le samedi 30 janvier 2010, d’un espace de convergence, ouvert aux partis et mouvements, ainsi qu’aux femmes et hommes désireux de s’approprier la démarche et de la faire vivre ;

- La présentation d’un projet politique porté par cet espace de convergence, et apportant des réponses précises aux attentes des Corses : ce projet reste bien sur soumis à amélioration et enrichissement ;

- La validation d’une charte de nos élus territoriaux, rappelant les valeurs fondatrices de notre démarche, et organisant les rapports entre l’élu territorial et ses mandants ;

- La large diffusion d’un « contrat de mandature » qui énumérera de façon très claire les bases politiques autour desquelles nous rechercherons un contrat de gouvernement avec d’autres forces politiques(question foncière ; langue ; développement économique, etc..)

Cette volonté de convergence se concrétisera bien évidemment par la constitution d’une liste d’union et de rassemblement large et ouverte, qui sera présentée dans les prochains jours.

Cette ouverture va naturellement vers nos amis et partenaires d’I Verdi Corsi et de Via Prugressista, en dépit des divergences qui ont pu se faire jour, sur l’élaboration de la liste par exemple. Elle s’adresse également à tous les Corses désireux de bâtir une réelle alternative.

Nous invitons en conséquence les femmes et hommes intéressé(e)s par cette démarche à nous rejoindre, en participant activement à notre rassemblement du 30 janvier prochain, à l’Université de Corse, à 14h30, lequel aura pour objet :

- création de l’espace de convergence

- présentation du projet

- adoption et présentation de la charte des élus et du contrat de mandature

La campagne électorale est aujourd’hui lancée.

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